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Migration achevée : Amazon's Consumer Business a déconnecté sa dernière base de données Oracle
Conformément à son calendrier

Le , par Stéphane le calme

131PARTAGES

20  0 
Amazon, qui au départ était spécialisé dans la distribution des produits divers en ligne, est aujourd’hui l’un des leaders du marché du cloud computing. Depuis quelques années, la société a travaillé pour préparer sa séparation des produits Oracle avec dans un premier temps une migration de ses bases de données Oracle vers sa propre technologie de bases de données. Il faut préciser qu'Amazon a développé des produits concurrents à l'instar de Redshift, Aurora et DynamoDB. En début novembre, le secteur de consommation d’Amazon a désactivé son entrepôt de données Oracle après avoir migré les données du secteur vers son infrastructure en nuage, notamment vers Redshift.

Les raisons d’abandon des produits d’Oracle par Amazon qui s’était toujours satisfait dans l’utilisation des produits Oracle sont de deux ordres. La première raison, Amazon considère que la technologie de base de données de son fournisseur n’est plus capable d’évoluer pour suivre l’élargissement des produits et services que la société offre à sa clientèle. La seconde raison s’explique par les frais de licence exorbitants qu’impose Oracle à ses clients et la technique de vente agressive adoptée par le spécialiste en base de données sur site.

Oracle a enregistré déjà des départs de clients à cause de ses tactiques de vente agressives, menaçant les clients de ses logiciels sur site avec des audits d'utilisation potentiellement coûteux et proposant fortement la migration vers sa solution cloud comme une panacée à leurs problèmes. Par ailleurs, d’après les résultats d’une étude réalisée en avril par Jefferies & Company, Oracle s’est fait surclasser sur le marché des infrastructures et plateformes en tant que services (IaaS / PaaS) par Amazon, le leader du marché du cloud, Microsoft et autres.

En réponse à la moquerie du PDG d’Oracle Corporation, Larry Ellison, qui visait ces efforts d'Amazon, Andy Jassy, directeur général d'Amazon Web Services, a déclaré en novembre : « Dans le dernier épisode de "oh oh, cause toujours Larry", le secteur de consommation d'Amazon a désactivé son entrepôt de données Oracle le 1er novembre et est passé à Redshift. D'ici fin 2018, Amazon cessera d'utiliser 88 % de ses bases de données Oracle (y compris 97 % de ses bases de données systèmes critiques) pour se tourner vers Aurora et DynamoDB ».


Calendrier respecté

Dans un entretien avec Jon Fortt de CNBC, Jassy a indiqué en novembre que « Nous avons pratiquement terminé d'abandonner Oracle du côté de la base de données ». Il a précisé qu'il pense que « fin 2019 ou mi-2019, nous aurons terminé ». Il a fallu attendre le mois d'octobre 2019 pour que Jeff Barr, Chief Evangelist for AWS, déclare : « Je suis heureux d'annoncer que cet effort de migration de base de données est maintenant terminé. L’activité grand public d’Amazon vient de désactiver sa dernière base de données Oracle (certaines applications tierces sont étroitement liées à Oracle et n’ont pas été migrées) ».

Plus de 100 équipes Amazon’s Consumer business ont participé à la migration. Cela inclut des marques et des sites réputés destinés aux clients, tels que Alexa, Amazon Prime, Amazon Prime Video, Amazon Fresh, Kindle, Amazon Music, Audible, Shopbop, Twitch et Zappos, ainsi que des équipes internes telles qu'AdTech, Amazon Fulfillment Technology, Consumer Payments, Customer Returns, Catalog Systems, Deliver Experience, Digital Devices, External Payments, Finance, InfoSec, Marketplace, Ordering, et Retail Systems.

Barr note que « Nous avons migré 75 pétaoctets de données internes stockées dans près de 7 500 bases de données Oracle vers plusieurs services de base de données AWS, notamment Amazon DynamoDB, Amazon Aurora, RDS (Amazon Relational Database Service) et Amazon Redshift. Les migrations ont été effectuées avec peu ou pas de temps d'arrêt et ont couvert 100 % de nos systèmes propriétaires. Cela inclut les charges de travail complexe d'achat, de gestion de catalogue, de traitement des commandes, de comptabilité et de diffusion vidéo en continu ».

Amazon a suivi les coûts et les performances et assure avoir obtenu les résultats suivants :
  • Réduction des coûts : Amazon a réduit les coûts de ses bases de données de plus de 60 % en plus du taux fortement réduit que l'entreprise a négocié en fonction de sa taille. Les clients signalent régulièrement des économies de coûts de 90 % en passant d'Oracle à AWS.
  • Amélioration des performances : la latence de ses applications destinées aux consommateurs a été réduite de 40 %.
  • Frais généraux d'administration : le passage aux services gérés a réduit les frais généraux d'administration de la base de données de 70 %.


« La migration a donné à chaque équipe interne la liberté de choisir le service de base de données AWS sur mesure, qui répond le mieux à ses besoins, et de mieux contrôler son budget et son modèle de coûts. Les services à faible temps de latence ont été migrés vers DynamoDB et d'autres bases de données non relationnelles hautement évolutives telles que Amazon ElastiCache. Les charges de travail relationnelles transactionnelles avec des exigences élevées en matière de cohérence des données ont été transférées vers Aurora et RDS; les charges de travail analytiques ont été migrées vers Redshift, notre entrepôt de données dans le cloud ».

Amazon a même fait une petite vidéo pour enregistrer la fermeture de la dernière base de données Oracle et a célébré le moment :


Voici quelques exemples des migrations effectuées dans les équipes Amazon :
  • Advertising : après la migration, cette équipe a été en mesure de doubler la taille de son parc de bases de données (et son débit) en quelques minutes afin de s'adapter au trafic de pointe, grâce à Amazon Relational Database Service (Amazon RDS), un effort d'intensification qui lui aurait pris des mois autrement. Amazon RDS vous permet d'installer, de gérer et de mettre à l'échelle facilement une base de données relationnelle dans le cloud. Ce service offre une capacité économique et ajustable ainsi qu'une automatisation des tâches administratives chronophages, telles que l'allocation de matériel, le paramétrage de bases de données, l'application de correctifs et les sauvegardes. Vous pouvez ainsi vous concentrer librement sur vos applications, afin de leur donner les performances rapides, la haute disponibilité, la sécurité et la compatibilité dont elles ont besoin.
  • Buyer Fraud : cette équipe a déplacé 40 To de données en une heure d'indisponibilité et a obtenu des performances identiques, voire meilleures, à un coût deux fois moindre, générées par Amazon Aurora. Amazon Aurora est une base de données relationnelle compatible avec MySQL et PostgreSQL créée pour le cloud, qui associe les performances et la disponibilité des bases de données d’entreprises traditionnelles à la simplicité et à la rentabilité des bases de données open source.
  • Financial Ledger : cette équipe a déplacé 120 To de données, réduit le temps de latence de 40 %, réduit les coûts de 70 % et réduit les frais généraux de 70 %, le tout alimenté par DynamoDB. Amazon DynamoDB est une base de données de clés-valeurs et de documents, offrant des performances de latence de l'ordre de quelques millisecondes, quelle que soit l'échelle. Il s'agit d'une base de données multirégion et multimaître et durable entièrement gérée avec un système intégré de sécurité, de sauvegarde, de restauration et de mise en cache en mémoire pour les applications à l'échelle d'Internet. DynamoDB peut traiter plus de 10 mille milliards de demandes par jour et prend en charge des pics de 20 millions de demandes par seconde.
  • Wallet : cette équipe a migré plus de 10 milliards d'enregistrements vers DynamoDB, ce qui a permis de réduire le temps de latence de 50 % et les coûts opérationnels de 90 %.

Source : Amazon

Et vous ?

Que pensez-vous de cette décision d'Amazon ?
Que pensez-vous des choix techniques sur mesure pour les différents services ?

Voir aussi :

Amazon France répercute la « taxe Gafa » sur ses tarifs aux entreprises françaises comme il l'avait annoncé il y a quelques mois
Amazon présente Sidewalk, un nouveau protocole sans fil à longue portée pour vos appareils connectés, dans un contexte où l'entreprise a reconnu avoir collecté des données de dispositifs IdO
Jeff Bezos : Amazon est en train de rédiger ses propres lois sur la reconnaissance faciale pour les soumettre aux législateurs fédéraux, espérant qu'ils adopteront une grande partie de son projet
Amazon annonce sa nouvelle gamme d'appareils Echo disponible en précommande et prête la voix de l'acteur américain Samuel L. Jackson et d'autres célébrités à Alexa

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Avatar de SQLpro
Rédacteur https://www.developpez.com
Le 16/10/2019 à 19:25
Citation Envoyé par rawsrc Voir le message
… Je me pose la question quand même, comment une société de la taille d'Oracle ne voit pas la tempête venir ? Parce que question changement de politique commerciale, c'est zéro pointé pour l'instant.
Il faut relire l'excellent ouvrage intitulé "Quelle est la différence entre Dieu et Larry Ellison" :
https://www.amazon.com/Difference-Be.../dp/0060008768
Pour comprendre pourquoi ce mythomane a conduit sa propre boite à sa perte….
Parmi les faits incroyables et qui montre bien que depuis 2 décennies Oracle est mauvais on aura un éclairage avec ces commentaires :
https://www.scriptol.fr/logiciel/ora...entreprise.php
L'autre coup de grâce a été donné avec le benchmark TPC- C (benchmark datant de 1992 et totalement obsolète qu'Oracle à interdit au TCP de fermer) avec le chinois Alibaba et son SGBD OceanBase, bâtant le record en doublant les performances….
http://www.tpc.org/tpcc/results/tpcc...ic_results=yes

Et puis, il faudrait songer sérieusement à lui faire prendre sa retraite au vieux Larry (75 ans maintenant). Le monde bouge, et à 75 balais, on peut quand même s'imaginer que le gars est un poil rouillé, non ?
Ce n'est plus lui qui dirige…. depuis bien 3 ans

Tiens, je n'ai pas regardé le board d'Oracle, va savoir c'est peut-être un EHPAD
Oracle a aussi perdu le marché du cloud de l'armée américaine au profit de Microsoft et Amazon….

Et on ne compte plus les entreprises qui se débarrassent totalement d'Oracle : l'Oréal, Servier, ...
Même le CIGREF invite ses membres à fuir Oracle….

Bref, la fin d'Oracle serait-elle proche ?

A +
3  1 
Avatar de CoderInTheDark
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 18/10/2019 à 15:52
Citation Envoyé par SQLpro Voir le message
De toute façons, cela faisait un moment que Java était relativement obsolète face à .net qui a évité tous les travers et impasses de Java... Et comme MS, met de plus en plus de chose dans le libre et que Oracle fait exactement l'inverse, ceci va précipiter la chute de Java.....

A +
"Tous les travers de Java", c'est déjà le troll du vendredi.

En même temps Java et .Net sont proches.
Et depuis Java 8 il n'est plus à la remorque de .Net, le pire était la version 5 qui copiait collait de nombreux éléments de .Net

Ce n'est pas un peu subjectif comme avis ?

A part ça c'est facile de passer de Java à .Net ?
Je me rensigne au cas où.
J'en ai fais très peu.
J'ai trouvé la syntaxe un peu plus concise.
Mais bon la force d'un langage ce sont ses frameworks, et j'en ai pas utilisé.

Je vais peut être retourner à PHP, si Java coule.
J'avais bien aimé faire du Synfony 2, et en plus depuis PHP 7 le modèle objet est plus rigoureux.

Mais j'ai du temps avant que le ciel me tombe sur la tête
2  0 
Avatar de StringBuilder
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 22/10/2019 à 15:16
Citation Envoyé par kilroyFR Voir le message
En tout cas pour SqlServer sur Linux (pour avoir essayé), c'est bill murray qui en parle le mieux


Dommage, on se rabattra sur d'autres BDD Linux.
Un DBA incompétent peut-être ?
2  0 
Avatar de SQLpro
Rédacteur https://www.developpez.com
Le 16/10/2019 à 15:35
Citation Envoyé par commandantFred Voir le message
Ok, je viens d'apprendre des choses sur SQL Server. Oracle ne fait pas ça correctement.
Il est difficile de dire cela. Chaque SGBDR a des spécificités et fait plus ou moins biens les choses. Par exemple Oracle sait très mal gérer les collations (les fameux... fumeux ??? ... NLS) et tente enfin de respecter la norme SQL avec une solution embryonnaire à base de collation depuis peu, mais manquant singulièrement des principales "features" sur le sujet, tandis que MS SQL Server fait cela depuis la version 7 datant de plus de 20 ans et implémentant près de 4 000 collations différentes.
À contrario, MS SQL Server est incapable de concevoir des contraintes UNIQUE multi NULLs alors que l'unicité ne peut porter que sur les valeurs !


Reste que vous présentez ça comme une évidence depuis toujours alors que NoSql s'est développé à une époque où les indexes filtrés étaient impossibles en sql.
Les index filtrés existent dans certains SGBDR depuis près de 20 ans. Le NoSQL depuis moins de 10 ans....

Le reste des features est un peu encombrant dans cette conversation.

A eux seuls les indexes filtrés justifient les problèmes d'Oracle (sujet de l'article).
300 milliards de lignes est effectivement un volume auquel j'ai affaire sous Oracle.

EDIT
Avec le NoSQL il faut plusieurs moteurs et plusieurs bases pour gérer tout cela à la fois...

On ne développe pas en NoSQL pour cloner les features d'un SGBD concurrent ! Il ne s'agit pas de participer à la grande bataille des SGBD mais de faire tourner un SI qui a ses propres besoins. Ces tâches sont conçues spécifiquement avec une certaine créativité... Si vous me permettez, je n’achèterai sans doute jamais de SGBDR parce que je contourne les limites de ceux qui existent. Bien sûr, je peux me tromper et "tomber" pour SQL server mais je crains un peu de ne plus pouvoir travailler sans ensuite et d'être obligé de demander à mes clients d'ouvrir un compte hotmail pour activer leur SI ...
Il n'y a aucune activation pour exploiter un serveur MS SQL Server. En effet, par sécurité et en cas d'urgence, vous devez pouvoir récupérer vos données et être opérationnel sur un SGBDR sans être contraint ni par une clef de licence, ni par un processus de validation par Internet. Mais il faudra penser à régulariser cela après coup, car de mémoire, vous pouvez rester dans cet état pendant 180 jours, mais pas au dela;..


EDIT
Finalement, les deux grands éditeurs de SGBD se ressemblent. Au début, ils sont sympas et souriants. Ensuite ils vous demandent de payer des choses, puis d'afficher leur logo sur votre porte. Enfin , ils vous expliquent que vous ne seriez rien sans eux et qu'à ce titre, votre boite leur appartient un peu. N'est-ce pas exactement ce qu'on reproche à l'un d'eux ici ?
De toute façon, avec 300 milliards de ligne, que vous soyez dans du "soit-disant" libre (et en matière de SGBD il n'y en as pas de vraiment libre à ma connaissance), ou pas, vous aurez du mal à en sortir en claquant dans les doigts.... Un peu comme si vous vouliez déménager le Louvre ou la BNI du jour au lendemain!

A +
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Avatar de darklinux
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 16/10/2019 à 16:21
C ' est un vrai désaveux pour Oracle , non seulement Amazon à réussi à le faire , mais de surcroit , cela prouve que le SGBD est solide au possible
1  0 
Avatar de al1_24
Modérateur https://www.developpez.com
Le 18/10/2019 à 17:01
La question fondamentale étant :
.Net est-il aussi portable et multi-OS que Java ?
1  0 
Avatar de rawsrc
Modérateur https://www.developpez.com
Le 16/10/2019 à 18:38
La vidéo est terrible en matière de pub pour Oracle. C'est carrément un enterrement en bonne et due forme.

Toute l'équipe sabre le champagne quand on voit en gros plan Oracle stopped. C'est juste énorme !

C'est dire le niveau d'exaspération auquel les équipes ont dû faire face.

La question est de savoir si les p'tits gars d'Oracle au siège ont fait eux aussi péter le Champagne, non le Champomy (c'est plus abordable, maintenant) quand l'ultime paiement d'Amazon est tombé sur le compte.

Je me pose la question quand même, comment une société de la taille d'Oracle ne voit pas la tempête venir ? Parce que question changement de politique commerciale, c'est zéro pointé pour l'instant.
Et puis, il faudrait songer sérieusement à lui faire prendre sa retraite au vieux Larry (75 ans maintenant). Le monde bouge, et à 75 balais, on peut quand même s'imaginer que le gars est un poil rouillé, non ?
Tiens, je n'ai pas regardé le board d'Oracle, va savoir c'est peut-être un EHPAD
0  0 
Avatar de CoderInTheDark
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 18/10/2019 à 6:35
Ce qui m'ennuie c'est qui sont entrain d'entrainer Java dans leur chute.
0  0 
Avatar de ddoumeche
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 22/10/2019 à 13:28
Citation Envoyé par al1_24 Voir le message
La question fondamentale étant :
.Net est-il aussi portable et multi-OS que Java ?
.Net gère-t'il les transactions au niveau applicatif ?
0  0 
Avatar de SQLpro
Rédacteur https://www.developpez.com
Le 22/10/2019 à 13:45
Évidemment.....
https://docs.microsoft.com/fr-fr/dot...tframework-4.8

Je n'ai pas connaissance de chose que java sait faire et que .net ne sache pas faire....

Inversement, je pense que certaines choses que fait la plateforme .net ne sont pas possible dans Java. Par exemple le "sandboxing" par unité n'est, me semble t-il, pas supporté dans java, qui permet, de l'extérieur, de stopper la machine java, mais pas telle ou telle famille de threads ou d'application...

A +
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